Au delà des photos et des costumes qui vont avec, Ophidia aime entrer dans la peau de ses personnages à travers une ambiance théatrale souvent marquée par la soumission et la domination. Dans cette rubrique dédiée au BDSM, je pense, au delà des définitions ici présentes, vous donner quelques scénarios auquels Ophidia a participé et développer des pages liées à des points précis explorés lors de nos soirées.

Si vous souhaitez me contacter pour en savoir plus sur la participation aux soirées d'Ophy, n'hésitez pas à me contacter par mail : ophidiapink@gmail.com

Jeu de rôle

Le jeu de rôle est un jeu de société coopératif. Un joueur particulier, le meneur de jeu, met en scène une aventure dans un cadre imaginaire en s’aidant d’un scénario. Les autres joueurs interprètent les personnages principaux de cette aventure. Le jeu consiste en un dialogue permanent au moyen duquel les joueurs décrivent les actions de leurs personnages. Le meneur de jeu décrit à son tour les effets de ces actions, interprète les personnages secondaires et arbitre la partie en s’appuyant sur des règles. (Définition collégiale de la Fédération Française de jeux de Rôle).

Il n’y a ni gagnant ni perdant dans un jeu de rôle, le seul véritable but du jeu étant le simple plaisir que l’on trouve à y jouer. La partie s’arrête alors en fonction du temps disponible ou encore lorsque l’on arrive à un point du récit présentant un certain caractère d’achèvement (typiquement, lorsque l’objectif du scénario semble avoir été atteint). On peut ainsi continuer à jouer indéfiniment les mêmes personnages, chaque séance de jeu constituant un chapitre de la vie de ces derniers, un peu à la manière des épisodes d’une série.

Le jeu de rôle 'fetish'

Si le jeu de rôle en Grandeur Nature peut à l'occasion conduire les personnages à des situations du domaine de l'intime, il y aura toujours un voile très pudique qui permetra de ne pas avoir à jouer ces scènes réellement (Ex : Si la logique veux qu'un prisonnier soit déshabillé et fouillé au corps, un prisonnier de 'Grandeur Nature' se verra juste notifier oralement qu'il a été mis a nu, fouillé puis qu'il a pu se réhabiller). Et si l'on décide de retirer ce voile on sort du cadre du 'Grandeur Nature' classique pour entrer dans ce que j'appelle le jeu de rôle 'fetish'...

Si le concept reste identique, à savoir incarner physiquement un personnage dans diverses situations, l'attente des joueurs change du tout au tout et ce qui n'existait pas du tout ou était vaguement évoqué dans les scénarios de GN devient le centre du scénario fetish.

Le jeu de rôle fetish ne rime pas obligatoirement avec sexe ! De nombreux scénarios n'incluent pas de rapport sexuels mais vont jouer sur une situation de dépendance, de domination qui peut très bien s'excercer tout habillé (bon généralement à défaut de sexe, il y a souvent de la nudité quand même).

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BDSM

Le jeu de rôle 'fetish' se range dans la vaste galaxie du BDSM. Un peu comme tout le monde, j'ai toujours su que le BDSM existait, sans trop être conscient de l'ampleur du phénomène. Alors que plusieurs références tendent à illustrer le BDSM comme une maladie mentale, les recherches plus récentes ne semblent pas aller dans cette direction (Brown, 2010; Connolly, 2006). Certains chercheurs ont d'ailleurs démontré que les personnes pratiquant le BDSM présentent, en général, un profil psychologique stable et qu'ils sont généralement au dessus de la moyenne concernant l'éducation ou les revenus.

L'acronyme BDSM est sujet à de nombreuses discutions quand aux mots qu'il est sensé représenter. Les trois principales version sont : Bondage - Domination - Soumission - Masochisme ou bien Bondage - Discipline - Sado Masochisme ou bien Bondage/Discipline - Domination/Soumission - SadoMasochisme . Je reviendrais sur cette distinction mais je précise dejà les points sur lesquels il y a consensus : le BDSM n'inclut pas le non-consentement ou l'abus. Il n'inclue jamais d'enfants ou d'animaux. De plus, il ne faut pas assumer que les joueurs s'engagent dans tous les types de jeux; chacun a des préférences et des limites différentes des autres.

Les pratiques BDSM sont clairement perçues par leurs acteurs comme étant une activité distincte de la réalité. À l'extérieur de la scène, le Dominant n'est pas une personne cruelle et le soumis n'est pas nécessairement une personne passive. Le BDSM est un jeu où des adultes responsables peuvent transgresser les normes de socialisation et mettre en scène leurs fantasmes de manière sécuritaire et consensuelle pour échapper temporairement à la vie quotidienne. Il y a des communautés BDSM dans la plupart des grandes villes des pays industrialisés et l'on estime que 10% des gens pratiquent sous une forme ou une autre.

Selon Rubin (1999), le système de valeurs occidental établit que « la sexualité qui est "bonne", "normale" et "naturelle" doit idéalement être hétérosexuelle, maritale, monogame, reproductive et non-commerciale » (p. 152, traduction libre). Toute forme de sexualité qui se tiendrait à l'extérieur de ces critères, comme l'utilisation de jouets sexuels ou la fétichisation, par exemple, serait considérée comme pathologique ou dangereuse. Plus précisément, Yost (2009) identifie quatre sources de stigmatisation du BDSM : la religion, qui associe le BDSM à l'immoralité; le féminisme, qui lient le BDSM à la violence sexuelle; la psychiatrie, qui lie le BDSM à la maladie mentale; et les médias, qui associent régulièrement le BDSM à la violence et au crime.

Les amateurs de BDSM aiment se réunir dans des soirées qui ont une fonction sociale pour interagir sur des sujets liés ou non au BDSM. Il est a noté que le statut d'un joueur dans la communauté est tributaire de son expérience, son niveau de sécurité, son implication dans la communauté et sa pratique des jeux nécessitant de 1' entraînement, du talent et de la pratique. Les membres des communautés BDSM à travers le monde basent leurs pratiques sur le crédo « Safe, sane and consensual » (SSC), qui signifie que toutes les pratiques se doivent d'être sécuritaires, saines et consensuelles. Les joueurs utilisent généralement un mot de sécurité (safeword) pour aviser le partenaire dominant qu'il approche ou a dépassé une limite.

Pour bien appliquer le SSC, les partenaires complètent souvent une grille de limites qui indique quelles pratiques ils aiment ou aimeraient faire et lesquelles ils refusent de faire. Cette liste prend la forme d'un contrat toujours modifiable avec le consentement des deux partis. La sexualité fait partie intégrante des soirées et de l' imaginaire érotique des membres mais les soirées servent avant tout à s'exhiber et titiller l'imagination et un simpe acte sexuel génital classique briserait cet érotisme. Pour ceux qui apprécient de simples rapports sexuels en public, il vaut mieux se diriger vers les soirées organisées par la communauté échangiste. Voyons à présent les composantes du BDSM...

Bondage

Le bondage est une combinaison entre la restriction de mouvement et la punition ou encore le contrôle du partenaire. La dimention sexuelle comme la dimension 'Soumission' ne sont absolument pas obligatoires pour pratiquer le bondage car on peut juste chercher une dimension esthétique. C'est donc une très bonne porte d'entrée vers le BDSM car les sensations qu'on ressent une fois totalement immobilisé sont particulières et peuvent révéler d'autres envies chez celui ou celle qui expérimente. Le bondage a fait l'objet d'analyses philosophiques et psychanalytiques, qui se réfèrent à des fantasmes originaires qui ont pu être mis en scène dans des créations artistiques.

Le Bondage peut bien entendu faire parti du jeu de rôle 'fetish' mais nécessite une certaine technique et le respect impératif de certaines règles de sécurité. Je souhaite, à travers Ophidia, dévelloper un peu ce sujet à l'avenir, tant sur le point technique que sur celui de la photographie. Les infos seront placées dans la rubrique 'Bondage'

Domination - Discipline

La Domination ou Discipline fait référence à la contrainte sans nécessairement inclure la douleur physique. Ces concepts ont une place centrale dans le jeu de rôle fetish puisqu'ils vont générer le cadre du scénario. Le dominant est celui qui à l'authorité physique ou morale lui permettant d'imposer des actions à ceux qu'il va soumettre. La loi ayant pour objectif de prévenir tous les abus dans ce domaine, il va de soit que l'on parle ici de scénarios mettent en scène des situations phantasmées dans lesquels le 'dominant' joue un rôle tout en respectant certaines limites établies avant le jeu avec ses partenaires. Vous verrez un peu plus loin l'interet de cette remarque qui doit vous sembler évidente... Jouer un rôle de dominant peut être un bon moyen d'augmenter sa confiance en soi (En effet le simple fait que quelqu'un accepte de se soumettre à vous indique qu'il vous trouve les qualité nécessaires pour diriger).

Soumission

Il n'y a pas de Dominant sans Soumis (et inversement). Le soumis est donc celui qui joue le rôle de la 'victime'. Ce fantasme d'être dominé est vécu aussi bien par les hommes par les femmes, et peut s'expliquer de plusieurs manières. La soumission permet d'expérimenter des comportements différents, qui changent de l'ordinaire et, quand le jeu théâtrale est de qualité, vivre des sensations nouvelles liées à des situations extrèmes. Elle permet aussi de laisser le contrôle de l'acte à l'autre partenaire. En effet, celui qui domine devient celui qui contrôle, et c'est donc lui ou elle qui maîtrise le déroulement des choses et en prend les responsabilités.

Masochisme

Le Masochiste trouve du plaisir dans des situations de soumission extremement codifiées. Il ne s'agit pas d'être puni pour être puni mais de l'être suite à une faute (Cette faute pouvant être imaginaire et donnée par le scénario - Monsieur a trompé Madame) ou survenir involontairement pendant le jeu (La servante fait un faux pas et un objet tombe). Où le soumis trouve son plaisir dans la simple l'obéissance, le masochiste a besoin de punitions réelles et rigoureuses.

Le Sadisme

Voyons à présent l'autre signification souvent donné au S de BDSM, à savoir non pas la Soumission mais le Sadisme. Il est écrit de manière explicite dans les écrits de Sade qu'un sadique trouve son plaisir dans le fait d'imposer des choses à sa victime SANS son consentement, ce qui est bien entendu légalement impossible. Alors on peut toujours redéfinir un mot pour s'arranger mais quand ce mot découle du nom de l'auteur qui a lui même définit la pratique, ça me semble assez étrange. Un véritable sadique ne peut donc exprimer ses pulsions qu'en période de guerre ou dans l'illégalité la plus totale car il fait mal pour se faire plaisir à lui et surement pas pour faire plaisir à l'autre.

Le Sado Masochisme

Le Sado Masochisme est souvent perçu comme la rencontre complémentaire entre celui qui aime souffrir et celui qui aime faire souffrir. Si je peux comprendre le concept, je préfère de loin le caractériser par le couple de mots "Dominant/Soumis" ("Top/Bottom" en anglais) qui me semble bien plus juste. En effet le besoin contactuel du Masochiste ne peux en aucun cas se combiner avec l'absence de consentement qui plait au sadique qui va imposer sa violence à une personne qui ne demandait rien. Sado Maso est juste une association de concepts qui est abérrante pour qui a lu a minima les écrits fondateurs de ces pratiques, une association qui nécessite pour la justifier un grand écart sémantique.

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Ophidia

Les concepts ayant été définis, voyons comment définir le monde d'Ophidia...

Ophidia est à la fois une crossplayeuse (Elle va donc s'habiller et se maquiller dans l'optique de poser pour des photographies) et une pratiquante BDSM. Elle est ce qu'on appelle une 'Switch', a savoir un personnage capable de prendre du plaisir dans le rôle de soumise comme dans le rôle de dominatrice (Avec une préférence assumée pour la soumission ceci dit).

Bien entendu l'expériance BDSM évolue avec le temps, on fait le tour de certains scénarios et on découvre de nouvelles idées. J'ai par exemple découvert avec le temps que jouer à la soumise ne me satisfait plus comme avant et que j'apprécie qu'il y ait à présent un vrai risque de vraies punitions en cas de faute...

Le champ des possibles est très vaste mais certaines thématiques reviennent plus que d'autres (La Prison, le Médical, La Servante...). C'est à chacun de découvrir et de faire découvrir car ce type de soirée est un réel moment de partage où l'on peut laisser un temps toutes les contraintes du monde moderne pour s'amuser entre personne de qualités ayant toute une ouverture d'esprit suffisante pour accepter l'autre dans son intégralité vraie.

Toute personne respectueuse et consciente du caractère particulier de ces soirées, seule ou accompagnée, y est bienvenue. Les jeux sont libres et nécessairement consensuels entre les partenaires, tout est permis pourvu que cela reste dans la dignité et le respect des autres. Aucune nécessité de jouer, ou d'être impliquée de quelque nature que ce soit dans les séances. La simple présence est aussi un partage de ce monde particulier.

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