Le bondage est une pratique qui consiste à ligoter son partenaire en tenant compte de l'esthétique des liens. L'esthétique de la pose peut être le seul objectif ou l'immobilisation peut avoir en plus un rôle humiliant ou sexuel. Dans cette rubrique dédiée au Bondage, je pense, au delà de la présentation sur cette page, développer divers sujets connexes sur les liens et les règles de sécurité qui sont essentielles pour pratiquer ce loisir/art sans danger.

Si vous souhaitez me connecter pour connaitre les possibilités de participer à nos soirées Bondage : ophidiapink@gmail.com

Shibari

Selon Sacha Nacht, parmi les premières apparitions de pratiques du bondage, Flavius Josèphe racontait que le frère d'Hérode, Phérosas, se faisait, lui, enchaîner par ses esclaves. Le bondage s'appuie sur un certain nombre de fantasmes qu'il met en scène, et qui peuvent se référer à des supplices anciens, tels que les techniques de ligotage utilisées au Japon (hojōjutsu), ou tels que les différentes formes de crucifiement. Outre les cordes permettant de ligoter son partenaire, le bondage fait appel à toutes sortes de moyens de contrainte. On peut notamment citer les corsets, les sacs d'enfermement, les combinaisons de latex, les camisoles, minerves et autres carcans... Le bondage compte un certain nombre d'adeptes reconnus pour leur art, notamment en Europe, aux États-Unis et au Japon. Le terme 'Bondage' (qui signifie en anglais 'Captivité' et vient de 'Bond', le lien) à pour équivalent le terme japonnais 'Shibari'

Au Japon à l'époque Edo (1603 - 1868), le ligotage est utilisé, sous le nom de zainin shibari (« le shibari des coupables ») comme technique de répression policière ; les techniques utilisées visent « à ce que tous comprennent, en voyant le ligotage du prisonnier, qui il est, ce qu’il a fait et quand il a été arrêté ». La corde, qui symbolise la loi, apparaît alors comme le châtiment le plus terrible qui puisse frapper un être humain. Parmi les techniques utilisées, l'une des plus douloureuses consiste à attacher les avant-bras du prisonnier par derrière, en reliant ses chevilles et ses coudes. Ces techniques ont été reprises dans le kinbaku, un type de bondage sexuel japonais entrant dans le cadre de jeux sadomasochiste. Dans l'imaginaire des pratiquants du bondage, un autre supplice pratiqué autrefois au Japon tient une place de choix : il s'agit des crucifiements pratiquées pendant la période troublées par des guerres civiles de l'époque Sengoku, du milieu du xve siècle au début du xviie siècle. Selon Charles Alexander Moore, c'est l’introduction du christianisme qui aurait influencé le Japon dans la pratique des crucifiements.

Les psychologues expliquent le succès du Bondage par le fait que la personne attachée se trouve obligée d'accepter tout ce que son partenaire veut lui imposer, échappant par là même à la culpabilité qu'elle associe à ce qu'elle peut considèrer comme une faute. Selon Theodor Reik la personne ligotée se sent plus désirée qu'à l'ordinaire. Elle se dit que si elle s'est retrouvée dans cette situation, c'est que quelqu'un juge utile de la garder captive.

.
.