Fraulein cruella

Soyez la bienvenue Fraulein Cruella. Si vous le permettez, je vais vous poser quelques questions afin d'aider nos lecteurs à mieux vous cerner et à comprendre la manière dont vous pratiquez votre activité de Domina.

Quelle est votre boisson favorite ?

Ma préférence va aux eaux-de-vie fruitées assez fortes comme la Poire Williams, le Calvados ou bien encore la Tuica, une eau-de-vie de prune typique de Roumanie.

Qu'est ce qui vous a conduit au BDSM ?

La philosophie... et Nietzsche plus particulièrement. L’homme cherche avant tout, par réflexe dirons-nous, à éviter une chose : souffrir. Et pourtant, Nietzsche nous apprend que la souffrance et la jouissance sont de la même famille, que le plaisir et la peine sont des oscillations d’un seul et même état, c'est-à-dire soi. Autrement dit, on ne peut jouir que parce qu’il existe de la souffrance. Le bonheur sans son contraire serait vide de toute joie. Ainsi, la souffrance, comme le bien-être, n’ont pas à entrer dans une quelconque chaîne de valeurs.

Vos soumis ont-ils droit au sexe ?

Mes soumis n'ont "droit" à rien ! Que les choses soient bien claires à ce sujet, quand je domine, je ME fais plaisir ! Est ce que ma domination peut inclure des actes sexuels ? Oui ! Mais ça ne sous-entend en aucun cas que ça sera un moment agréable pour mes soumis...

Quelle est votre pratique favorite ?

J'aime beaucoup voir et entendre la souffrance, c'est une manière pour moi de soulager mes pulsions d'agressivité. Je ne pratique donc qu'avec des soumis qui sont "no-limit" ou tout du moins qui n'ont pas de "hard limits" trop basses. Je mélange les diverses formes de sadisme. Le sadisme physique bien sur, faire physiquement mal, mais aussi le sadisme psychologique en utilisant l'humiliation et cruauté mentale.

Mais ce que j'aimerai vraiment, en tant que vraie sadique, c'est disposer de personnes qui ne seraient ni masos ni même volontaires. Il faudrait pour ça que je devienne policière dans un état bananier ou bien qu'il y ait un effondrement de la civilisation... Mais comme je ne suis pas une survivaliste et que j'aime bien le confort moderne, je ne suis pas sûre que le plaisir que j'aurai à pratiquer la domination "pour de vrai" compense tout ce que ça impliquerait de perdre par ailleur...

Pourriez-vous nous donner un scénario rapide que vous aimeriez réaliser avec Ophidia ?

La base de mes scénarios repose sur une situation de totale impuissance dans un univers concentrationnaire. J'utilise principalement l'époque du troisième Reich pour mettre un cadre car c'est une période connue de tous et qui symbolise bien le sentiment qu'une fois pris dans les mailles policières de l'état, tes droits sont réduits à néant et ta vulnérabilité est maximale.

Suivant une structure classique en trois actes, comment commenceriez-vous la scéance ?

Costume du Soumis: Mon soumis se présente en pyjama, idéalement rayé...

L'acte 1 sert à planter le décor. Je commence par prévenir que tout manque à la discipline ou au respect, toute réponse qui me déplait, tout effort qui me semble insuffisant entrainera une Punition. Et je précise que je déteste qu'on me dise 'Non'... Pour donner le temps à mon soumis de bien assimiler cette première règle, je lui demande de courir pendant 5 minutes en petites foulées. Ceci fait je donne une première punition pour illustrer mon propos.

Après la première punition, je demande si le soumis en veux une seconde pour constater qu'elles seront assez différentes les unes des autres. Si il répond 'Oui Maitresse', je lui colle une seconde punition puisqu'il me le demande ! Si il répond 'Oui' ou 'Non', je lui colle une seconde punition car il doit toujours dire 'Maîtresse' quand il me parle. Si il me répond 'Non Maîtresse', je lui colle une seconde punition car je lui ai déjà dit que je n'aime pas qu'on me réponde 'Non'

 

Ma touche personnelle

Mon soumis se met à poil et on pratique le jeu de la corde. Ça consiste à placer 10 pinces à linges sur le corps en ayant à chaque fois une même corde prise dans chaque pince. Quand les 10 pinces sont en place on commence à tirer sur la corde, plus ou moins fort, plus ou moins sec, pour décrocher les épingles.

Pour terminer ce début de scéance, je donnerai deux exercices plus physiques, un avec des haltères et l'autre sans....

 

Comment verriez-vous l'Acte 2, que vous ayez ou non conduit le premier ?

Pour l'Acte 2 je convoque mon prisonnier qui doit se mettre à poil puis une petite combo Punition - Humiliation. Selon mon humeur je peux bien mettre quelques coups bonus de cravache / martinet / raquette pendant l'humiliation...

Costume du Soumis: A poil

 

Ma touche personnelle

je vais ensuite demander à mon brave soumis de courir pendant 5 minutes et à chaque minute passée (1, 2, 3 et 4) il devra s'arreter devant moi pour que je lui place deux pinces à linge sur les bourses (il finira donc la dernière minute de course avec 8 pinces...).

Ceci fait, on va continuer avec une remise en forme avec des exercices sportifs avec et sans haltère.

 

Passons à l'Acte 3, comment clotureriez-vous une telle scéance ?

Pour l'acte 3, je vais généralement aller plus loin, en déguisant par exemple mon soumis en prisonnier qui s'est fait prendre en train de sucer un autre prisonnier... Je décide par conséquent qu'il sera la pute de la section. Il convient donc de lui apprendre à courir en talon puis de bien lui rougir les fesses.

 

On continue avec un peu de sport puis je décide d'une double punition !

 

 

Ma touche personnelle

On termine par un entrainement aux coups... Il y a 3 niveaux de coups, le rappel à l'ordre qui est un petit coup sec, le coup "normal" et le coups de punition, plus fort. Mon soumis sera penché en avant, les fesses nues. Je vais jeter 1d6, de 1 à 3 je donnerai un rappel à l'ordre, sur 4 ou 5 à coup normal et sur un 6 un coup fort. Mon soumis qui ne voit pas le résultat du d6 m'indique si c'est pour lui un coup de niveau 1, 2 ou 3. La durée de l'entrainement est très variable selon mon humeur...   

En guise de conclusion, que pourriez vous exiger d'Ophy afin qu'elle ne vous oublie pas ?

Et bien je pourrai par exemple exiger qu'à sa prochaine séance elle se présente la vessie bien pleine...

 

Et bien il me reste à vous remercier, Fraulein Cruella, pour cet échange assez cruel !