- PINK SLUT 1 -
Saison Chaude
Pour les femmes, le rose est un classique… presque un cliché. La mode occidentale l’a recyclé comme un symbole de douceur, de romantisme, puis de puissance quand le féminisme s’en est emparé pour en faire une couleur assumée et icônique. Le rose pastel, style 'Barbie', a par exemple été caricaturé avant de devenir le symbole d'une déclaration de force. On voit aussi des tons roses poudrés dans le luxe, du fuchsia dans le streetwear, du pastel dans tout ce qui veut avoir l’air éthéré. Ça change de saison en saison, mais l’idée reste : le rose indique un style volontaire, même quand la société prétend qu’il évoque la fragilité.

Pour les hommes, c’est l’histoire inverse. Pendant longtemps, le rose a été considéré viril en Europe (Au XVIIIᵉ siècle, il était courant pour les hommes aristocrates, associé à l’opulence et aux teintures coûteuses). Puis il a basculé dans la catégorie « pas assez masculin » au XXᵉ siècle, parce que les humains ont décidé qu’un pigment avait un genre. Depuis les années 2000, puis surtout 2010, il revient sans drame: chemises roses en business casual, hoodies rose pâle très prisés dans la mode masculine contemporaine, et même du rose saturé dans le luxe et le sportswear. Le discours qui circule est que porter du rose, c’est afficher une certaine confiance, genre « je ne me laisse pas dicter ma virilité par une couleur ».

L’idée que le rose appartient à un genre reste vraiment un produit culturel occidental récent. Ailleurs dans le monde, le rose est une couleur parmi d’autres, avec des symboliques variées, mais rarement un champ de bataille idéologique.

Ce sooting à été réalisé dans l'ancien Fortin de Restefond, à proximité du col de même nom. Les travaux de construction du fortin commencent en 1901 et s’achèvent en 1906. Le fortin est composé de quatre bâtiments, trois de forme rectangulaire, pouvant accueillir une compagnie chacun, disposés en U autour d'une cour centrale dont le quatrième côté est fermé par une courtine et un petit bâtiment carré, situé près de l'entrée, qui constitue le corps de garde du fortin.

L'armistice de 1940 entraîne l'évacuation de la zone, qui ne connaîtra qu'une activation périodique pendant l'hiver 44-45, lors des combats de la libération puis, après 1945, comme zone de bivouac d'unités en manœuvres d'été. En 1976, le casernement est utilisé comme poste temporaire par la gendarmerie de montagne puis abandonné. A ce jour, les bâtiments sont laissés à l'abandon, ni surveillés ni entretenus, et se dégradent sous la double action du vandalisme et des intempéries.

Le couchage était assuré par deux rangées à deux étages de lits de camp en bois dont l'ossature est supportée par les poteaux soutenant les poutres et une toiture plate en bois revêtue d'une feuille d'étanchéité. A chaque niveau de couchage correspond une rangée de petites fenêtres donnant sur la cour centrale.


